Se connecter

Pour information

Bonne fête les mamans !

Dimanche 26 mai 2024

Il semble que brusquement les politiques et les médias prennent conscience que les enfants ont des parents, surtout quand les mineurs posent des problèmes à la société. Mais pour les sociologues, les familles dites traditionnelles sont devenues anachroniques. Après la continuité des générations d’avant, est venu le temps des ruptures souvent répétées, des éclatements et des recompositions familiales dont le centre est souvent l’enfant.

Il y a quelques semaines, nous avons entendu dans tous les médias le Président de la République déclarer souhaiter ouvrir un débat sur la parentalité en vue d’instaurer un DEVOIR de visite des pères, les obligeant de s’occuper de leurs enfants et de les accompagner jusqu’à l’âge adulte. Ce discours à première vue lunaire, qui semblait redécouvrir la co-parentalité (pourtant bien inscrite dans la loi depuis 2002), venait en conclusion du rapport sur les émeutes de juillet dernier qui a montré que 90% des jeunes émeutiers étaient issus soit de l’aide sociale à l’enfance, soit de familles monoparentales dont 83% étaient des mères solos. Nous n’avons pas oublié non plus les paroles du Ministre de la Justice responsabilisant les parents et leur demandant de « tenir leurs enfants ». La facture fût lourde et les paroles nombreuses. Chacun a interprété ces discours à la lueur, souvent amère, de sa propre expérience familiale. Nous ferons savoir que la seule demande de tous les parents de l’ACALPA, c’est de voir la co-parentalité appliquée, les droits de leurs enfants respectés et de pouvoir enfin « tenir leurs gosses » mais dans leurs bras…

Mais ce dimanche 26 mai, c’est la fête bien traditionnelle des mères en France et nous aurons une pensée spéciale pour toutes les mamans, à commencer pour celles qui ne sont plus avec nous mais qui ne nous ont jamais vraiment quittées ; pour celles qui nous ont donné la vie et celles qui nous ont choisies ; qui se sont occupées de nous et nous ont élevées – chacune avec ses moyens et ses compétences – en nous donnant tout l’amour qu’elles avaient, chacune à sa façon; pour les mamans qui sont seules et qui se battent pour rester debout ; les mamans qui attendent et celles qui se noient dans le travail ou les pots de confiture; les mamans débordées ; les mamans funambules sur un fil d’espoir et celles qui donnent aux autres l’amour qu’elles ne reçoivent plus de leurs enfants aliénés.

Être parent pour une personne aimante est un état inaliénable à la fois d’amour, de grâce et de douceur qui appartient à chacun. Que ce dimanche apporte à chaque maman, et principalement à celles que nous connaissons bien et qui sont injustement privées de leurs enfants, et dont nous partageons la douleur, un moment de lumière et de sérénité.

Le Bureau de l’ACALPA.